Une pose de première pierre en attendant la rentrée au collège de Beaupreau
Construction d'un collège public
La pose de la première pierre du futur collège public de Beaupréau-en-Mauges s’est tenue ce mardi 1er septembre 2026, jour de rentrée des classes, comme un symbole. Elle a réuni les principaux acteurs du projet, parmi lesquels Florence Dabin, présidente du Département de Maine-et-Loire, Nicolas Dufaud, sous-préfet de Maine-et-Loire, Raphaël Muller, recteur de la région académique Pays de la Loire, Régis Lebrun, maire de Beaupréau-en-Mauges, Hervé Martin, président de Mauges Communauté, ainsi que les représentants du lycée Julien Gracq et les architectes Philippe et Timothée Loyer.
Porté par le Département de Maine-et-Loire qui y investit 16.4 millions d'euros et réalisé avec l’appui d’Alter Public en maîtrise d’ouvrage déléguée, le projet doit permettre l’accueil des premiers élèves à la rentrée 2028.
Installé sur le secteur de La Chardonnerie, à proximité immédiate du lycée Julien Gracq, le futur établissement viendra compléter l’offre publique d’enseignement de Beaupréau-en-Mauges. « On vient remplir un vide entre les primaires et le lycée. Offrir un choix pour les familles, c’est aussi l’objectif de ce projet », a rappelé Florence Dabin, présidente du Département de Maine-et-Loire, lors de la cérémonie. Elle a également souligné le caractère particulier de l’opération, puisqu’« il n’y a pas eu de construction de collège depuis 1989, c'était le collège Jean Monnet à Angers ». La présidente du Département a ainsi évoqué « un moment pour l’histoire », cinq ans après la décision de construire un collège public à Beaupréau.
Un projet qui entre dans sa phase de réalisation
Après plusieurs années de réflexion et de concertation, le projet est désormais concrètement engagé. Le Département de Maine-et-Loire avait annoncé en 2021 sa volonté de construire un collège public à Beaupréau-en-Mauges. Une démarche de concertation citoyenne a ensuite été menée en 2022 afin d’associer les futurs usagers à la réflexion sur le nouvel équipement : élèves, parents, équipes éducatives, agents, habitants et acteurs du territoire ont ainsi pu contribuer à la définition des besoins.
Cette phase de concertation a notamment permis de faire émerger l’ambition d’un établissement ouvert, agréable à vivre et adapté aux usages contemporains. Elle a constitué l’un des points de départ du travail architectural confié à l’Atelier Loyer.
Le chantier a débuté au printemps 2026. La construction doit se poursuivre jusqu’en 2028 afin de permettre une ouverture du collège à la rentrée de septembre de la même année. L’établissement pourra alors accueillir jusqu’à 360 élèves, avec trois classes par niveau.
Un bâtiment pensé comme un « nid »
Conçu par l’Atelier Loyer, le futur collège adoptera une forme circulaire qui constitue l’une des caractéristiques fortes du projet. Cette organisation est directement liée au site et à la volonté de créer un établissement protecteur et ouvert sur son environnement.
« On a senti le vent quand on est venu. On a donc dessiné un projet qui se suspend au-dessus de la pente, en accompagnant la pente du terrain », explique l’architecte Philippe Loyer. La forme circulaire doit permettre de « contenir les collégiens et les protéger », à la manière d’« un nid ».
Les espaces d’enseignement seront organisés autour d’une circulation centrale de trois mètres de largeur, pensée comme une véritable « rue » intérieure. Les salles viendront s’y accrocher, facilitant les déplacements et les échanges au sein de l’établissement.
Le projet accorde également une place importante aux matériaux et à la pérennité du bâtiment. Le CDI sera notamment réalisé avec une dominante bois afin de préserver une atmosphère calme et propice au travail. Le bois sera également présent dans les espaces de circulation des étages, tandis que la toiture en zinc a été choisie pour sa durabilité, avec une durée de conservation pouvant atteindre 70 ans sans entretien important.
Confort thermique, Confort énergétique
Le confort thermique a également été intégré dès la conception du bâtiment. L’enveloppe du collège sera particulièrement performante et plusieurs dispositifs contribueront à maintenir des conditions agréables en toute saison : protections solaires, ventilation naturelle, surventilation nocturne et dispositifs de brassage de l’air dans certains espaces.
Ces choix doivent permettre de limiter les besoins énergétiques du bâtiment tout en améliorant le confort quotidien des élèves et des personnels.
Voir La vidéo du futur collège public de Beaupréau-en-Mauges © Atelier Loyer Architectes / Département de Maine-et-Loire
Un collège tourné vers 2028
Le futur établissement a été conçu pour répondre aux enjeux actuels de confort, d’accessibilité et de performance environnementale. Sa forme circulaire contribue notamment à limiter les déperditions thermiques, tandis que les espaces sont regroupés sur un seul niveau pour faciliter l’accès de tous.
Une salle spécifiquement équipée pourra accueillir jusqu’à 12 élèves en situation de handicap. Le projet prévoit également différents dispositifs destinés à assurer le confort thermique et la qualité des espaces de vie et d’apprentissage.
Le calendrier prévoit une première étape majeure à l’automne 2027 avec la réalisation du clos couvert. La fin des travaux est programmée au printemps 2028. L’été sera ensuite consacré à l’installation, à la mise en place du mobilier et à la prise en main des locaux par les équipes, avant l’accueil des premiers élèves en septembre 2028.
Pour Florence Dabin, cette échéance constitue désormais un rendez-vous : « Septembre 2028, on sera là pour l’inauguration. »