Alter, Anjou Loire Territoire
Les Ponts-de-Cé

La touche finale pour la Monnaie

Programme

Scindé en deux tranches, l'éco-quartier de la monnaie comptera à terme plus de 600 logements et une résidence sénior.

La première tranche est terminée. La seconde est en cours d'achèvement.

​Ce jeudi 18 mars, les élus des Ponts-de-Cé, Monsieur jean Paul Pavillon en tête avait convié la presse afin de dévoiler les 4 derniers projets à venir s’implanter sur le Quartier de la Monnaie

Situé au carrefour de trois communes, les Ponts-de-Cé, Angers et Trélazé, le quartier de la Monnaie a remplacé d’anciennes friches horticoles sur 10 hectares. Démarré à la fin des années 2000, l’aménagement de ce site a permis d’ores et déjà d’accueillir 469 logements soit près de 1 000 nouveaux habitants.

Urbanisé en deux phases, le site a fait éclore différents types de logements afin de proposer une offre diversifiée capable de répondre à toutes les demandes. Habitat social, habitat libre, accession sociale, terrains à bâtir, résidence pour séniors et locatifs pour personnes âgées ici, la mixité est ici bien réelle. En plus des logements, des services de qualité ; micro-crèche, maison de l’autisme, professions libérales se sont installés sur le secteur et ont été accompagnés par les premiers commerces (Biocoop) et des entreprises tertiaires (organisme de formation, bureau d’études).

Si l’attractivité de cette zone s’est vérifiée, le resserrement des avantages fiscaux sur la ville d’Angers a un temps freiné la commercialisation du quartier. La mise en place par les élus des Ponts-de-Cé et ceux de l’agglomération angevine d’un accord donnant-donnant, un projet sur Angers, un autre sur l’Agglomération a convaincu les investisseurs de se lancer. Edouard Denis en est le parfait exemple avec deux projets un sur le secteur des Capucins, un autre ici. CBI Immobilier a même été plus loin en se lançant sur la Monnaie sans avoir de projet sur Angers, conscient de l’attractivité du secteur.

Les quatre derniers lots apporteront la touche finale.

Marqué par une forte cohérence architecturale, le quartier s’est urbanisé suivant le principe des volumétries plus hautes au cœur du quartier et de maisons individuelles en bande ou libres de constructeur sur les pourtours. Pourtant, comme dans tout projet, il a fallu faire preuve de détermination pour conserver l’esprit et les orientations initiales. « Nous restons dans la maîtrise du projet », a souligné le maire lors de cette rencontre. Quatre lots qui n’avaient pas encore de projets sont désormais lancés par quatre promoteurs.

Sur l’ilot C2, Bouygues Immobilier va déposer son permis de construire en avril pour 43 appartements en accession libre. La résidence dessinée par l’architecte angevin Lionel Vié devrait démarrer à la mi 2022. A ces côtés, sur l’ilot C3, le promoteur Nantais, CBI immobilier a déposé le PC de sa résidence de 39 appartements. La construction sous l’égide de l’architecte Dg2a Associé devrait débuter en avril 2022. Sur la partie sud du mail paysager, P2I et la Soclova vont proposer un ensemble de 44 appartements et sept maisons individuelles. Sur la totalité, 22 logements et trois maisons seront confiés à Soclova pour de la location. Ce programme marque la troisième collaboration entre ces deux acteurs angevins après ceux d’Ambre et Rive Gauche. Le permis de construire est en cours et le démarrage se fera en 2022 également.

Enfin le long de l’Avenue François Mitterand, Edouard Denis associé à CDC Habitat ont démarré la construction du programme Villa Piléa. Deux résidences en U, une de 30 appartements en accession libre, et l’autre de 23 logements locatifs ont été signées de l’architecte Frédéric Rolland.

Au total, ce sont 186 nouveaux logements qui s’ajouteront aux 8 en construction par Carréneuf Promotion et au deux derniers terrains à bâtir en cours de livraison, soit 665 logements livrés.

Une belle référence de quartier respectueux de l’environnement conçu sur une quinzaine d’années. « Un bon rythme qui favorise l’intégration des habitants. Cette réalisation est d’une certaine manière une jonction, un quartier prototype de ce qui pourrait se passer sur le projet des Hauts-de-Loire qui suivra. À terme, ce seront 1 500 nouveaux habitants qui seront logés dans cet espace. De nouveaux habitants à qui nous devons faire connaître le tissu associatif, le tissu local, souligne Jean-Paul Pavillon. Le développement d’une ligne de bus est nécessaire pour irriguer vers le centre-ville, les lieux culturels et sportifs. »

En 2025, le quartier sera achevé.

La place du vélo dans le quartier

"Nous avons mené une étude dans le quartier", reprend Marie Liber, chargée de cette ZAC pour Alter. "Pour une moyenne de dix déplacements par jour, nous avons la moitié de ceux-ci vers Le centre des Ponts-de-Cé. C’est dire qu’il y a déjà une attractivité. Il faut ici, comme dans beaucoup de projets d’urbanisation, travailler sur les modalités de déplacement. Même si nous imprimons une baisse de l’utilisation de la voiture dans l’implantation de ces quartiers, nous devons apporter d'autres propositions : transport en commun, pratique du vélo, etc. Pour cela il faut des interconnexions. C'est ce chemin que nous poursuivrons sur les Hauts de Loire.